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17 décembre 2016 Presse 0

INITIATIVE Panafrikhause, le collectif des « Afro-optimistes »

À la fois incubateur de projets, plateforme de financement participatif, label commun et agence événementielle, le collectif Panafrikhause vient d’être créé par quatre Mulhousiens afin de donner la place qu’elle mérite à la diaspora africaine.

Le 14/12/2016 05:00  Textes : Céline Bechler
Les Mulhousiens Moussa Sy et Guy Diallo, deux des quatre membres fondateurs du collectif Panafrikhause qui fait ses débuts. Photo  L’Alsace/
Les Mulhousiens Moussa Sy et Guy Diallo, deux des quatre membres fondateurs du collectif Panafrikhause qui fait ses débuts. Photo  L’Alsace/

Courage, unité, solidarité et fraternité sont les bases sur lesquelles quatre Mulhousiens d’origine africaine – « Afro-optimistes », comme ils se définissent – viennent de créer le collectif Panafrikhause, à travers lequel ils souhaitent faire revivre, à leur échelle et selon leurs codes géographiques, temporels et culturels, la vision du panafricanisme des pères fondateurs (lire ci-dessous). Une solidarité organisée qui a pour but de promouvoir l’entreprenariat, afin que les individus acquièrent indépendance et liberté.

Le Sénégalais Moussa Sy, le Franco-Congolais Guy Diallo, le Gambien Mahamadou Faty et le Nigérian Abou ont décidé de mettre leurs compétences de chargé de production, d’entrepreneurs et d’éditeur, entre autres, au service de l’autodétermination et de l’émancipation de la diaspora africaine et afro-européenne. « Nous sommes des citoyens actifs, intégrés dans notre environnement et nous souhaitons partager des outils et nos savoir-faire pour permettre à d’autres d’accéder à l’entreprenariat, de se révéler et d’exister, dans une vision du monde plus optimiste et ouverte, pas dans l’entre-soi », résume Guy Diallo, qui fait volontiers référence au modèle de « business angel » et prône un développement horizontal et non pas vertical. « Le propre de l’homme est d’exister par l’action. Ça a donc du sens d’inverser le processus et de laisser le pouvoir de décision aux individus. »

Concrètement, en se dotant d’un incubateur de projets, d’une plateforme de financement participatif, d’un label commun et d’une agence événementielle, le collectif Panafrikhause ambitionne de soutenir et de rendre réels des idées et des projets aussi bien dans le monde économique qu’artistique, ainsi que de promouvoir la richesse culturelle et l’impact positif du panafricanisme sur l’épanouissement des peuples.

« Apporter notre vision des arts et de la culture »

Mahamadou Faty, chercheur en biochimie de profession, accompagne déjà des créateurs dans la réalisation de livres, d’œuvres d’art et d’articles concourant à donner la parole à travers la Fabrik culturelle Épiderme, sa maison d’édition. Parmi les projets qui pourraient également être soutenus par Panafrikhause figure la création d’une marque de stylisme africain contemporain ou encore le développement de l’activité de Daniel Lumière, qui fabrique notamment des tables et des poufs à partir de tissu africain et de pneus recyclés et que l’on ne trouve jusqu’à présent qu’à la boutique mulhousienne Artn’Culture gérée par Abou.

« La diaspora africaine a un rôle dans cette société et si nous pouvons apporter notre vision des arts, de la culture, on s’enrichira tous » , conclut Guy Diallo. Le concert du Sénégalais Ibaaku, samedi soir au Gambrinus à Mulhouse (lire ci-contre), est une opportunité exceptionnelle pour le collectif Panafrikhause d’illustrer et de partager une vision contemporaine de l’Afrique.

SURFER Informations et actualités du collectif sur le site internet : panafrikhause.fr

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