POUR LES AMES LIBRES

POUR LES AMES LIBRES

29 novembre 2016 Litterature 0

Aujourd’hui, les divers phénomènes qui définissent et découlent de la mondialisation ont complètement dépassé les compétences et les capacités des États, d’autant que ces derniers fonctionnent toujours selon le principe dit de l’« intérêt national ». Pour être efficace, la réforme de la gouvernance doit s’inscrire à toutes les échelles, du local au mondial, et porter sur tous les domaines, politique, social, économique, environnemental. A cela trois grandes mutations sont nécessaires :

1) une réforme de la gouvernance ;

2) la promotion d’un socle éthique commun ;

3) la transition vers une société durable.

La solution passera nécessairement par l’abandon des souverainetés des États. En favorisant l’élaboration et le portage de propositions pour une gouvernance mondiale plus juste, la société civile peut esquisser de nouveaux principes de gouvernance qui assureraient efficacité et légitimité en plus de créer des dynamiques positives de construction d’une paix mondiale durable.

L’élaboration d’un art de la paix doit prendre en compte la complexité du monde et reposer sur le partage d’une éthique commune. Pour qu’une société-monde émerge et se maintienne sur la durée, une éthique-monde est indispensable. Pour construire un monde responsable, l’éthique est, à côté de la révolution de la gouvernance et de l’invention des modalités d’une société durable, une des trois évolutions majeures à conduire. Dans un système mondialisé où les interdépendances entre les êtres humains, entre les sociétés et avec la biosphère ont changé d’échelle, d’ampleur et de nature, l’humanité n’a pas d’avenir sans accord à tous les niveaux possibles sur les conditions du « vivre ensemble ».

L’évolution du monde vers des modèles de société plus durables réclame le renouvellement des manières d’agir et de penser. La clé de voûte d’un monde responsable réside dans notre capacité à identifier, construire et sécuriser des systèmes sociaux et politiques de coresponsabilité. L’enjeu consiste alors à trouver les bons leviers pour établir et diffuser ces cultures et pratiques de coresponsabilité en augmentant le dialogue interculturel car il s’agit de respecter la diversité et de prévenir le danger d’homogénéisation en combinant une unité autour d’un socle de valeurs communes, nécessaire pour gérer ensemble une unique planète. Or, le modèle de société multiculturelle est profondément remis en cause dans la montée des nationalismes et des tentations de replis identitaires.

Les crises environnementale, financière, économique et sociale, par leurs ampleurs, ne laissent plus guère de doute : nos sociétés « pensent de travers » l’économie. Les théories néoconservatrices et dé-régulationistes sombrent dans l’instabilité qu’elles ont générée. Même si les forces conservatrices demeurent puissantes, il est impératif de repenser et de refonder l’économie, ses fondements, ses institutions, en confrontant les différentes théories et écoles de pensée alternative de l’économie sociale et solidaire au modèle néo-conservateur.

Mahamadou.F

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